03 mai 2009
Rôti de porc mariné, sauce grand-veneur et purée de pommes de terre et céleri rave
Bluffant
Voici un plat de fêtes à peu de frais. C'est bien du cochon mariné et rôti mais c'est du porc. C'est tendre, onctueux, bref délicieux et l'on ne retrouve pas le goût un peu fort du gibier. Une recette familiale pour remplacer le sanglier et cette fois-ci je n'ai rien fait, car ma mère était à ses fourneaux pour nous préparer une de ses recettes fétiches.

La photo n'est pas très bonne, mais il est difficile de mettre en scène un plat quand tout le monde attend à table !
Pour 4 à 5 personnes
1 rôti de porc de 1 kg dans l'échine • 20 g de beurre • 1 c. à s. d'huile d'olive • Sel et poivre du moulin
Pour la sauce grand-veneur
30 g de beurre ou de graisse de canard ou de saindoux • 1 oignon • 1 échalote • 1 gousse d'ail • 2 c. à s. de gelée de groseilles • 2 c. à s. de crème fraîche • 2 c. à s. rases de farine • 5 cl de cognac • Sel et poivre du moulin.
Pour la marinade
75 cl de bon vin rouge • 2 carottes • 1 branche de céleri • 1 gros oignon • 1 échalote • 1 bouquet garni (facultatif, selon le goût) • 1 c. à s. de vinaigre • 2 c. à s. d'huile d'olive.
Pour la purée de pommes de terre et céleri rave
600 g de pommes de terre type bintje • ½ boule de céleri rave • 20 cl de crème fraîche liquide • 30 g de beurre • 2 pincées de noix de muscade râpée (facultatif) • Sel et poivre du moulin
Préparation : 1 h • Marinade : 48 h • Cuisson : 2 h
Préparer la
marinade
- Éplucher et ciseler l'oignon et l'échalote, peler et couper les carottes en rondelles, laver et couper la branche de céleri en tronçons. Mélanger le tout avec le vin rouge, l'huile et le vinaigre.
- Mettre le rôti à mariner dans ce mélange pendant 48 h, le retourner 3 a 4 fois par jour.
- 2 à 3 heures avant la cuisson, le sortir de la marinade et le laisser s'égoutter dans une passoire.
Préparer la sauce grand-veneur
- Peler et ciseler l'oignon, l'échalote, peler, dégermer et hacher l'ail.
- Dans une cocotte faire revenir dans le beurre ou la graisse l'oignon, l'échalote et l'ail puis ajouter les légumes égouttés de la marinade et les faire revenir, Singer avec 2 c. à s. rases de farine et mouiller avec le vin de la marinade (garder une louche de vin pour arroser le rôti pendant la cuisson). Saler et poivrer.
- Faire cuire à tout petit à petit bouillon pendant au moins 2 h. Au bout d' 1 h 30, flamber avec le cognac, et laisser légèrement à découvert pendant 30 min
- Ôter les légumes de la cuisson et au moment de servir y ajouter deux grosses cuillères de gelée de groseilles et deux grosses cuillères de crème fraîche et le jus de cuisson du rôti. Rectifier l'assaisonnement selon le goût.
Pendant la cuisson de la sauce préparer la purée
- Déposer les pommes de terre en robes des champs dans la casserole d'un cuit vapeur et la demi boule de céleri épluchée et coupée en morceaux dans le panier. Le céleri rave sera cuit en premier.
- Éplucher les pommes de terre et les passer dans le presse purée avec le céleri rave. Incorporer la crème fraîche liquide et le beurre, saler, poivrer et « muscader » selon le goût. Réserver au chaud.
Préparer le rôti
- Préchauffer le four à 200° C (th. 5/6).
- Saler et poivrer le rôti de porc
- Faire dorer le rôti dans le beurre et l'huile de chaque côté dans une cocotte puis l'enfourner dans le four à 200° pendant 1 h 10 en le retournant et l'arrosant de temps en temps avec un peu de vin réservé.
- Déguster le rôti arrosé de sauce avec la purée de céleri rave.
© Véronique Cardineau 2007-2009, tous droits réservés.
30 avril 2009
Poisson poché à la sauce lamproie
La cuisine du lendemain
Quand on fait de la lamproie, (voir ici) il y a toujours un surplus de sauce au vin que l'on entrepose soit dans un barquette au congélateur soit dans un pot de verre que l'on stérilise. Cette sauce va servir à cuisiner très rapidement de délicieux oeufs cocottes ou encore mieux on va y pocher un poisson. Poisson blanc à chair ferme, dont le meilleur sera la lotte bien entendu et l'on a ainsi un plat de roi. Ce jour-là, nous nous sommes contenté de julienne, la sauce y apportant un plus non négligeable pour un poisson , ma foi, assez quelconque.
Il suffit de réchauffer la sauce puis d'y pocher le poisson, coupé en gros morceaux, une dizaine de minutes et c'est prêt.

© Véronique Cardineau 2007-2009, tous droits réservés.
09 janvier 2009
Homard grillé, sauce homardine
C'est la fête !
Une petite recette très simple et très vite faite, où j’ai, une nouvelle fois, utilisé comme base de sauce une bisque de homard. Bisque que j’avais préparée la semaine précédente et congelée en petites doses pour différents usages.

Il faut par personne :
- 1 homard vivant (canadien ce jour-là) de 450 à 500 g
- 2 louches de bisque de homard
- 25 g de beurre
- 1 c. à s. de crème fraîche
- 1 c. à c de cognac
- 1 l d’eau
- Sel et piment de Cayenne
- Ébouillanter les homards pendant 3 min dans de l’eau bien salée et pimentée.
- Couper les homards en deux sur une planche en bois et briser les pinces d’un coup de marteau.
- Amener à petite ébullition la bisque de homard et laisser réduire de moitié. Incorporer le cognac puis la crème fraîche, laisser à petite ébullition pendant quelques minutes puis hors du feu ajouter le beurre tout en fouettant.
- Préchauffer le grill du four.
- Napper de sauce chaque moitié des homards et les glisser sous le grill du four pendant 10 min.
- Déguster immédiatement.
© Véronique Cardineau 2007-2009, tous droits réservés.
29 décembre 2008
Les cailles de l'archiduc Maximilien
Facile et raffiné
Voici une recette qui a une histoire dans ma famille et qui est issue du fameux livre d'Alcide Bontou : La Cuisine Bourgeoise bordelaise*, livre édité à la fin du XIXe siècle !
La première fois que j'ai réalisé ce plat, il y a une vingtaine d'années, cela a été un cauchemar car il a fallu que l'on désosse, avec une amie, une douzaine de cailles et cela nous a pris un temps fou (nous n'étions pas très douées). Mon frère a récidivé quelques années plus tard pour une vingtaine de cailles et le pauvre a chopé la grippe dans ce laps de temps. Pendant que ses invités se régalaient de ces petites merveilles et se gobergeaient de ses malheurs, il était au fond de son lit avec de la fièvre, incapable de déguster quoique ce soit et totalement écoeuré.
Quand j'ai décidé de recommencer cette année pour le réveillon de Noël, magnanime, mon cher frère m'a proposé de demander à son boucher de nous les désosser. Cela change complètement la donne !
La recette en elle-même est très simple car les cailles sont farcies de foie gras frais et de truffes puis elles sont enrobées de pâte brisée et servies avec un jus de gibier préparé avec les carcasses. Tout repose sur cette fameuse sauce, mais le résultat en vaut la chandelle ! La recette d'origine conseille de farcir chaque caille avec une petite truffe, inutile de préciser qu'aujourd'hui, nous nous sommes contentés de brisures de truffes.
* Il existe une réédition de ce livre sous le nom de : Traité de cuisine bordelaise, qui a été un peu réécrit et dont les recettes sont un peu plus lisibles et compréhensibles.

J'ai, malheureusement, eu un problème lors de l'importation des photos sur l'ordinateur, j'en ai effacé une grande partie, aussi ne me reste-t-il plus que les photos des cailles avant cuisson. Elles étaient, pourtant, vraiment jolies à voir, toutes dorées dans leur cocon de pâte.
Il faut compter par personne : 1 caille, 30 g de foie gras frais et cru de canard, quelques brisures de truffes, 100 g de pâte brisée.
Pour 8 personnes
- 8 cailles désossées, cuisses et ailes intactes
- 1 demi lobe (le petit) de foie gras frais (240 g)
- 1 petit pot de brisures de truffe
- 2 c. à s. de cognac
- Sel et poivre du moulin
Pour la pâte brisée
- 600 g de farine
- 300 g de beurre à température ambiante
- 2 c. à s. d'huile de tournesol
- 8 cl d'eau fraîche
- 4 pincées de sel de Guérande
Pour la dorure de la pâte
- 2 oeufs
Pour le jus de gibier
- Les carcasses de 8 cailles
- 1 carotte
- 1 oignon
- 2 échalotes
- 2 c. à s. de graisse de canard
- 40 cl de bouillon de volaille
- 1 verre de madère
- 10 cl de cognac
- Quelques brisures de truffes
- Sel et poivre du moulin
Préparation : 1 h (cailles déjà désossées)
Cuisson : 1 h 20
Préparer le jus de gibier
- Peler et hacher oignon, échalotes et carotte. Concasser grossièrement les carcasses des cailles.
- Faire fondre la graisse de canard dans une cocotte en fonte, puis y jeter les légumes hachés et les carcasses. Saler et poivrer. Faire revenir le tout pendant 8 minutes tout en mélangeant. Déglacer avec le cognac et le madère et faire flamber.
- Verser le bouillon de volaille, ajouter les brisures de truffes et laisser mijoter à couvert pendant 45 minutes. Passer le tout au moulin à légumes, grille fine.
- Laisser mijoter à feu doux le jus de gibier pendant encore 15 minutes et rectifier l'assaisonnement. Réserver au chaud.
Préparer la pâte brisée (pour moi, la veille, c'était plus pratique)
- Déposer la farine dans une grande jatte, faire un puits, y déposer le beurre coupé en petits cubes, le sel, l'eau et l'huile et travaille la pâte jusqu'à ce qu'elle soit bien élastique. Laisser reposer 30 min en bas du réfrigérateur.
Préparer les cailles
- Couper le lobe de foie gras, préalablement déveiné, en 8 parts égales, saler et poivrer sur chaque face.
- Badigeonner l'intérieur des cailles de cognac à l'aide d'un pinceau, saler et poivrer. Poser un part de foie gras à l'intérieur des cailles, y enfoncer quelques brisures de truffes et refermer.
- Prendre un petite boule de pâte brisée d'environ 100 g, l'abaisser en un rectangle, déposer à la base, une caille farcie et recouvrir en forme de chausson. Bien sceller la pâte avec les doigts humidifiés.
- Déposer chaque chausson sur une grande tôle préalablement beurrée.
- Battre les oeufs et en badigeonner les chaussons à l'aide d'un pinceau. Inciser chaque chausson sur le dessus pour y enfoncer une petite cheminée en papier aluminium.
- Préchauffer le four à 180° C (th. 6).
- Enfourner les cailles pour 20 à 25 min. À mi-cuisson, verser l'équivalent de 2 c. à s. de jus de gibier dans les cheminées.
- Servir les cailles dès la sortie du four accompagnées d'une saucière de jus de gibier.
En accompagnement, nous avions des cèpes poêlés en persillade. Cèpes que nous avions congelé en octobre dernier.
©Véronique Cardineau 2008, tous droits réservés.
28 novembre 2008
Encornets farcis aux amandes, sauce américaine
Inattendu et délicieux
Ne me demandez pas d’où vient cette recette, je n’en sais rien ! Le truc de la poudre d’amandes, je l’ai toujours connu et c’est vraiment super bon. Bref, une saveur délicieuse et inimitable que l’on adopte définitivement après y avoir goûté une fois.
Très important : la cuisson doit être lente afin que les encornets soient fondants et non, transformés en du caoutchouc.
Pour 4 personnes
- 8 encornets de 10 à 12 cm environ
- 300 g de farce à tomate (chair à saucisse assaisonnée d’herbes, de sel et poivre)
- 100 g d’amandes en poudre
- 1 œuf
- 2 beaux oignons
- 2 c. à s. d’huile d’olive
- Sel et poivre du moulin
- 8 piques en bois
Pour la sauce américaine
- 2 oignons
- 1 boîte de tomates concassées
- 1 boîte de concentré de tomate
- 1 c. à s de cognac
- 50 cl de vin blanc
- 4 c. à s. d’huile d’olive
- 4 pincées de piment d’Espelette
- Sel
Préparation : 20 min
Cuisson : 2 h
Préparer les encornets
- Nettoyer et parer les encornets. Réserver les tentacules et les hacher.
- Peler et émincer 2 oignons et les faire fondre dans de l’huile d’olive. Ajouter la farce, les tentacules, la poudre d’amandes et laisser cuire jusqu’au changement de couleur, saler et poivrer selon le goût.
- Hors du feu, incorporer l’œuf pour lier la farce. Bien remuer.
- Retourner les encornets puis les remplir de farce à l’aide d’une cuillère à café et les fermer avec une pique en bois.
Préparer la sauce
- Peler et émincer les oignons puis les fondre. Dés qu’ils sont transparents ajouter les encornets et les faire revenir légèrement. Incorporer les tomates concassées, le concentré de tomates, le vin blanc, le cognac, le piment d’Espelette, saler légèrement.
- Laisser mijoter, doucettement à feu doux, et à couvert, pendant au moins 1 h 30. Rectifier l’assaisonnement 10 minutes avant de servir.
Vous pouvez déguster ces encornets accompagnés de céréales ou de féculents comme du riz blanc, des pâtes fraîches, du boulgour ou des pommes de terre vapeur etc.
Pour nous ce jour-la, c’était riz aux oignons.
© Véronique Cardineau 2008, tous droits réservés.
08 octobre 2008
Crumble aux légumes, curry et cacahuètes, yaourt aux épices.
Crémeux, croquant et très parfumé
Voici un crumble que j’adore préparer en été comme en hiver en jouant sur les légumes de saisons et les couleurs. Bien entendu l’hiver, j’ai plutôt tendance à piocher certains légumes dans le congélateur mais c’est un plat qui ne peut que plaire aux adeptes de la « fraich’attitude ».
Il est le cousin du fameux crumble indien que l’on a beaucoup vu sur certains blogs et sites et dont je me suis inspiré. J’ai remplacé la pâte à crumble par de la chapelure, c’est bien plus léger, et j’ai modifié l’assaisonnement du yaourt qui est, pour moi, beaucoup plus parfumé. Quant aux noix de cajou, je les remplace par des cacahuètes !
Ce crumble se suffit à lui-même, mais il peut aussi parfaitement accompagner des viandes blanches rôties ou grillées et particulièrement le poulet tandoori.
Et... il est aussi très bon froid !

© Photo Christian Adam, stylisme Dominique Gustin
Recette parue dans mon livre Du pain dans toutes mes recettes
Comme on dit " il n'y a pas photo ! " Ma prise de vue et ma mise en scène ne sont pas celles des professionnels ci-dessus. Mais je vous assure que c'était dé-li-cieux !
Pour 4 à 6 personnes
- 2 petites carottes
- 1 beau poivron rouge
- 200 g de brocolis (ou chou fleur)
- 200 g de haricots plats (ou haricots verts)
- 150 g de petits pois écossés (ou pois gourmands)
- 4 échalotes ( ou oignons nouveaux)
- 20 cl de crème fraîche liquide à 15 % ou 8% de MG
- 10 crèmes de gruyère ou Vache qui Rit®
- 1 c. à s. de pâte de curry
- Sel
Pour les miettes
- 50 g de beurre
- 150 g de chapelure
- 1 tasse de cacahuètes grillées.
Pour la sauce au yaourt
- 4 yaourts veloutés
- 4 pincées de cumin
- 4 pincées de coriandre moulue
- 4 pincées de mélange 4-épices
- 4 pincées de paprika doux
- 4 pincées de piment d’Espelette
- Sel
Préparation : 15 min
Cuisson : 40 min
- Éplucher les carottes et les couper en fines rondelles. Nettoyer et épépiner le poivron et le couper en lanières. Nettoyer les haricots plats et les couper en 2, éplucher les échalotes et les émincer.
- Faire cuire tous les légumes à la vapeur, al dente. Réserver 4 c. à s. de l’eau de cuisson du cuit vapeur.
- Déposer dans le bol du mixeur les crèmes de gruyère, la crème fraîche, le curry et 4 c. à s. d’eau de cuisson des légumes, mixer, saler selon le goût et réserver.
- Hacher grossièrement les cacahuètes dans le bol du mixeur.
- Faire fondre le beurre dans une poêle et mélanger celui-ci avec la chapelure pendant 2 minutes puis ajouter les cacahuètes.
- Disposer les légumes dans un plat à gratin, recouvrir de crème au curry et parsemer le tout avec les miettes aux cacahuètes.
- Enfourner à four moyen (180° C, th. 6) pendant 20 minutes.
- Pendant ce temps mélanger les yaourts avec les épices, saler selon le goût.
- Déguster le gratin accompagné du yaourt aux épices.
© Véronique Cardineau 2008, tous droits réservés.
24 septembre 2008
Concombre au paprika et piment d’Espelette
Croquant et crémeux
Voici une de mes vielles recettes, que je n’avais pas réalisées depuis très longtemps. Certes, cette préparation est la petite soeur des tzatzikis et raïtas, très tendances actuellement. Mais, je ne râpe pas le concombre et le fais dégorger au préalable, ce qui évite la fermentation de ce mélange qui parfois peut rendre, pour moi, immangeables et peu digestes ce genre de recettes, surtout si on les prépare un peu trop longtemps à l’avance. De plus, le concombre est croquant et bien plus goûteux. Quant au yaourt Perle de Lait®, il adoucit particulièrement cette préparation.
La recette originale est uniquement avec du paprika, mais, bien entendu, j’y ai ajouté mon grain d’Espelette !

Pour 4 personnes
- 1 beau concombre
- 3 yaourts Perle de Lait® ou à défaut 3 yaourts veloutés
- 1 petite gousse d’ail
- 4 c. à c. d’huile d’olive bien fruitée
- 1 c. à c. rase de paprika doux
- 4 pincées de piment d’Espelette
- 4 feuilles de menthe (facultatif)
- 2 c. à c. de gros sel de Guérande
- Sel fin
Préparation : 10 min
Repos : 1 h
- Peler le concombre et le couper en fines rondelles.
- Déposer les rondelles de concombre dans une passoire, les mélanger au gros sel. Laisser dégorger pendant 1 h.
- Rincer le concombre sous l’eau courante pour le dessaler puis sécher les rondelles dans un linge propre.
- Peler et dégermer la gousse d’ail puis l’écraser avec un presse ail.
- Mélanger dans un grand saladier les rondelles de concombre, les Perle de Lait®, l’ail pressé, le paprika et le piment d’Espelette. Rectifier l’assaisonnement avec le sel si nécessaire puis avec le paprika et le piment d’Espelette selon le goût.
- Verser le mélange dans 4 verrines ou coupelles individuelles, les parsemer de piment d’Espelette et de paprika, verser un filet d’huile d’olive et décorer avec une feuille de menthe entière ou ciselée selon le goût.
- Déguster bien frais ou à température ambiante au choix et selon la saison.
© Véronique Cardineau 2008, tous droits réservés.
20 septembre 2008
Calamars à l’Américaine : une nouvelle recette originale
Excellents !
Voici une nouvelle version de cette recette qui m’a été largement inspirée par Super Tatanne et merci à son frère qui le lui a donné. Je crois que je préfère celle-ci à celle plus classique préparée avec du vin blanc, voir ici. Ces calamars dégagent un arôme puissant et sont absolument délicieux. Ce plat ayant été cuisiné à Bordeaux, il n’y a ni thym, ni laurier, ceux-ci étant bannis de la maison par ma chère maman. À vrai dire, je ne sais pas si, ils auraient apporté un plus à ce plat délicieux. Je récidiverai, de toute façon, à Paris avec ces herbes, pour goûter la différence !
Et merci à Mamounette qui, avec son commentaire sur mes calamars à l'Armoricaine, m'a donné envie de chercher une recette avec du vin rouge.

Pour 2 personnes
- 300 gr de chair de calamars coupée en morceaux ou en anneaux
- 1 bel oignon
- 1 échalote
- 3 gousses d'ail
- 2 clous de girofles
- 1 feuille de laurier (facultatif)
- 1 petite branche de thym (facultatif)
- 1 petite boîte de concentré de tomates
- 30 cl de vin rouge ( pour nous du saint-émilion AOC)
- 2 c. à c. de sauce soja
- 2 c. à s. d’huile d'olive
- Piment d’Espelette
- Sel
Préparation : 15 min
Cuisson : 1 h
- Peler et hacher l’oignon et l’échalote.
- Peler et dégermer les gousses d’ail puis les hacher finement.
- Faire revenir l'ail, l'échalote et l'oignon sans coloration avec l’huile d’olive dans une cocotte, ajouter les anneaux de calamars et les faire légèrement revenir.
- Mouiller avec le vin rouge, la sauce soja, ajouter la petite boîte de concentré de tomates, plus 2 pointes de piment d'Espelette, saler légèrement.
- Laisser mijoter à petit feu et à couvert, au minimum une heure puis rectifier l’assaisonnement (plus la cuisson est longue plus les calamars sont tendres. Une cuisson trop rapide laissent les calamars coriaces).
- Servir avec du riz ou des pâtes fraîches.

© Véronique Cardineau 2008, tous droits réservés.
05 septembre 2008
Calamars à l’Armoricaine détournés par le Pays basque
Exquis !
À l’Armoricaine ou à l’Américaine ? D’où viennent cette sauce et sa dénomination ? Est-ce un chef qui a détourné la recette du pays d’Astérix pour faire plus tendance à une époque où l’Amérique était très à la mode ou est-ce les Bretons qui ont voulu bretonniser ? Voici de quoi en rajouter à la polémique car j’ai préparé ce plat avec un reste de pipérade. À cette saison, nous avons toujours une pipérade en cours à la maison ! Or les ingrédients de ce confit de légumes sont les mêmes que ceux de la sauce armoricaine : ail, oignons, tomates, huile d'olive et piment et éventuellement poivrons. Résultat : j'ai obtenu une sauce qui est particulièrement réussie !
L’astuce pour réussir cette recette repose essentiellement sur la cuisson. En effet, le calamar ne supporte pas de cuisson intermédiaire : soit on le fait très rapidement (quelques minutes) poêler ou griller à la plancha, soit on le fait cuire doucettement, à petit feu dans une sauce, pour qu’il soit tendre comme du beurre. Entre ces deux cuissons, on obtient… du caoutchouc.
Donc mes calamars à l’Armoricaine, pris en otages au Pays basque, ont mijoté et glouglouté tranquillement pendant deux heures !

Pour 2 personnes
- 250 g de blancs d’encornets
- 1 petit oignon
- 30 cl de pipérade
- 1 c. à s. d’huile d’olive
- 15 cl de vin blanc sec
- 5 cl de cognac
- Sel
- Piment d’Espelette
Préparation : 10 min
Cuisson : 2 h
- Laver et couper les encornets en grosses lanières puis en petits rectangles.
- Peler et émincer l’oignon.
- À l'aide d'un mixeur plongeur, réduire la pipérade en une sauce crémeuse.
- Faire fondre l’oignon dans l’huile d’olive quelques minutes dans une cocotte en fonte.
- Ajouter les blancs d’encornets, laisser cuire 3 à 4 minutes puis mouiller avec le cognac et faire flamber. Incorporer le vin blanc, la pipérade et laisser mijoter à couvert et à feu doux pendant 2 heures. La sauce va réduire, les sucs se concentrer et les calamars seront particulièrement tendres.
- 15 minutes avant de servir, rectifier l’assaisonnement avec le sel et le piment d’Espelette.
- Servir avec un riz blanc.

© Véronique Cardineau 2008, tous droits réservés.
28 août 2008
Un accompagnement pour poissons : spaghettis de courgettes
Original et très simple
Une question revient inlassablement quand on prépare du poisson poêlé, rôti ou grillé au four ou au barbecue : que va-t-on servir avec ? De plus, je ne suis pas gâtée, dans mon entourage, ils sont particulièrement difficiles ! J’ai découvert ces spaghettis récemment et je ne m’en lasse pas. C’est léger, croquant et délicieux. J’ai testé les courgettes poêlées au beurre puis à l’huile d’olive avec la sauce pistou. Ces dernières ont ma préférence. Mais je suppose que l'on peut aussi remplacer le basilic par du persil pour faire un persillade qui sera toute aussi goûteuse.
Ces courgettes sont rapides à préparer et encore je n’ai pas l’ustensile adéquat, donc je suis obligée de les couper en deux étapes. Mais je vais rapidement m’enquérir de l’outil ad hoc.

Spaghettis au pistou
Spaghettis au beurre
Pour 2 personnes
- 2 courgettes de taille moyenne
- 1 c. à s. d’huile d’olive
- 2 c. à s. de pistou
- Sel et poivre du moulin
Préparation : 10 min
Cuisson : 3 à 4 min
- Laver les courgettes, couper les bouts et les émincer en fines lamelles avec un rasoir à légumes. Arrêter la coupe quand apparaissent les pépins et émincer de l’autre côté. Empiler ces lamelles et les couper en très fines lanières.
- Faire sauter les spaghettis de courgettes 2 min dans l’huile d’olive, incorporer le pistou, bien mélanger et laisser sauter encore 1 à 2 min. Saler, poivrer.
- Servir de suite.
Il ne faut pas cuire les spaghettis très longtemps, si on veut les garder croquants.

© Véronique Cardineau 2008, tous droits réservés.




