20 novembre 2007

Tourte aux blettes, retour de Savoie

Ça fond dans la bouche !

J’ai redécouvert ce légume et en suis devenue raide dingue depuis mon séjour sur le lac d’Annecy cet été. Il y avait sur le minuscule marché de Talloires, un Savoyard qui vendait les légumes de sa ferme. Les blettes étaient si jolies, encore recouvertes de la rosée du matin que je ne pouvais pas résister. J’en ai acheté toutes les semaines et depuis mon retour à Paris j’ai continué. Mais, elles ne sont pas du matin !
J’ai adopté le mode de cuisson « à l’étouffé » qui permet de garder tous les sucs  en évitant de les blanchir dans de l’eau. Et, on mange tout, le blanc et le vert en même temps. Je ne retire pas les fils des cardes qui ont fondu pendant la cuisson avec les feuilles. Celle-ci est longue, environ 1 heure, mais pendant ce temps, on fait autre chose et le résultat fond dans la bouche. Elles sont délicieuses en accompagnement d’une viande blanche ou de jambon blanc.
J’ai depuis mis au point trois recettes que j’ai réalisées plusieurs fois. Une tourte aux blettes, les cannellonis à la Gigi, recette de Gérald dont j’ai modifié la farce pour ajouter des blettes et des lasagnes aux blettes et saumon. Je n’ai pour l’instant photographié qu’un de ces plats dont, voici le résultat.

tourte_blog_1

Étape  1 : cuisson des blettes à l’étouffé

Je n’ai pas de photos, mais ça ne représente pas vraiment un grand intérêt.

Pour 4 personnes

  • 1kg de blettes
  • 2 cuil.à soupe d’huile d’olive
  • 1 noisette de beurre (5 g)
  • 1 pincée de sel


Préparation : 5 min
Cuisson 1 h

  1. Couper le bout des côtes de blettes et laver les branches sous l’eau courante.
  2. Hacher grossièrement les blettes, cardes et feuilles ensemble, avec un couteau.
  3. Déposer dans une grande cocote, l’huile d’olive et le beurre, ajouter les blettes hachées et saler. Faire cuire à feu doux, à couvert, pendant 30 min en remuant de temps en temps.
  4. Dès que les blettes ont totalement réduit et baignent dans leur eau, découvrir et laisser cuire jusqu’à évaporation totale de l’eau. Quand les blettes commencent à rissoler, retirer du feu.

Étape 2 : réalisation de la tourte aux blettes
La blette est un légume qui ne supporte pas d’être conservée longtemps dans le bas de réfrigérateur et puis elles prennent vraiment trop de place. Je les fais donc cuire tout  de suite à l’étouffé puis je les garde au frais, pour une préparation le lendemain. J’ai essayé une fois la congélation après cuisson, mais franchement elles ont perdu beaucoup de goût, donc à éviter.
J’ai utilisé pour cette tourte un fromage qui a du caractère, je pense qu’un fromage de brebis pourrait aussi convenir comme une jeune tomme des Pyrénées, sinon une fêta ou aussi un fromage de vache tels beaufort, comté ou abondance. Et pourquoi pas du reblochon, en Savoie ils en mettent partout !

tourte_blog_2_



Pour 4 à 6 personnes

  • 1kg de blettes cuites à l’étouffé
  • 2 rouleaux de pâte feuilletée ou brisée selon le goût
  • 2 oignons
  • 1 échalote
  • 2 gousses d’ail
  • 1 bûche de  fromage de chèvre pas trop fait
  • 30 g de fromage râpé
  • 200 g de jambon blanc (prendre un talon de jambon)
  • 20 cl de crème fraîche liquide à 12% de MG
  • 2 œufs plus 1 pour dorer la pâte
  • 4 cuil. à soupe d’huile d’olive
  • 10 g de beurre
  • 2 pincées de piment d’Espelette ou à défaut paprika fort
  • 2 pincées de 4-épices

Préparation : 20 min
Cuisson : 45 min

  1. Préparer les blettes à l’étouffé suivant la recette ci-dessus.
  2. Peler et hacher les oignons, l’échalote et les gousses d’ail. Les faire fondre dans une poêle avec 2 cuil. à soupe d’huile d’olive.
  3. Préchauffer le four th. 6 (180° C).
  4. Hacher le jambon, le mélanger dans la poêle avec la fondue d’oignons, échalote et ail, ajouter les blettes et bien mélanger. Réserver.
  5. Étaler la pâte feuilletée dans un moule à manqué (Laisser le papier sulfurisé. La tourte se démoulera plus facilement).  Étaler la préparation sur la pâte et répartir sur le dessus le fromage de chèvre coupé en petits morceaux.
  6. Battre les œufs avec la crème fraîche dans un bol, ajouter deux pincées de piment d’Espelette et deux pincées de 4-épices et le fromage râpé. Répartir cette préparation sur le mélange. Recouvrir avec la deuxième pâte brisée et souder les bords. (Vous pouvez avec l’excédent de pâte faire des décorations sur la pâte). Badigeonner la pâte avec un œuf battu à l’aide d’un pinceau. Faire une incision au milieu et y installer une cheminée fabriquée avec du papier aluminium.
  7. Enfourner pour 45 minutes.
  8. Démouler et servir chaud avec une salade.

© Véronique Cardineau 2007, tous droits réservés.

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19 novembre 2007

Crème de mogettes, retour de Vendée

La cuisine simple de nos ancêtres

Le week-end dernier, à l’occasion d’une manifestation familiale en Vendée - retour aux racines - j’ai re-découvert les mogettes. J’avoue que je n’étais pas allée dans le bocage depuis très…très longtemps.
Au programme le samedi soir, crème de mogettes dans un restaurant mais franchement, ça manquait d’assaisonnement et le lendemain, oh merveilles !!! les mogettes préférées de mon grand-père : délicieuses, fondantes, bref un bonheur. Mes cousines m’ont gentiment communiqué leur recette : elles font revenir les mogettes dans plein de beurre ! puis elles les mouillent  avec du jus (de l’eau), un bouquet garni et hop : cuisson pendant 1 h 30. Je suppose que ma grand-mère devait faire la même chose. Une autre de mes cousines m’a avoué le péché mignon d’un de ses fils : préparer une grande tranche de pain de campagne grillée,  la tartiner de beurre à l’ail, façon  « préfou* », recouvrir ladite tartine de jambon de pays puis de mogettes. Un en-cas roboratif et bien vendéen mais certainement plus que bon. Avec toutes ces données « plein ma tête », j’ai décidé de nous mijoter une crème de mogettes accompagnée de tartines vendéennes. Et… je ne serai pas modeste, c’est super bon et… bien assaisonné.

* Le préfou : une autre tradition vendéenne, remise au goût du jour depuis une dizaine d’années : un pain précuit et peu levé, tartiné de beurre aillé et poivré, puis réchauffé au four pour le déguster croustillant. Un péché de gourmandise qui balaie tous les régimes.

cr_me_rustique_2

Pour 2 personnes « rustiques »
Sinon 8 personnes très « tendances »
( en fait suivant l’appétit et les circonstances)

  • 250 g de mogettes ou de haricot lingots, secs
  • 60 g de beurre
  • 20 cl de crème fraîche à 15%  de MG
  • 1 bout de talon de jambon de pays, sinon tout simplement de la couenne de jambon
  • 1 demi-carotte
  • 1 bouquet garni (pour moi, 1 plaquette de bouquet garni)
  • 1 moitié de plaquette de parfums méditerranéens
  • Sel et poivre du moulin selon le goût

Tartines pour 2 personnes

  • 4 petites tranches de pain de campagne
  • 2 belles tranches de jambon de pays
  • 2 petites gousses d’ail
  • 50 g de beurre à température ambiante
  • Poivre du moulin

Préparation : 10 min
Trempage : 12 h
Cuisson : 1 h 30

  1. Faire tremper les haricots dans un grand volume d’eau pendant 12 h (la veille pour le lendemain).
  2. Égoutter les haricots, faire fondre le beurre dans une cocotte.
  3. Faire revenir les haricots dans le beurre pendant quelques minutes de façon à ce qu’ils soient bien enrobés de beurre. Mouiller avec 1 litre d’eau, ajouter le talon de jambon, la demi carotte coupée en rondelles, le bouquet garni  et demi-plaquette de parfums méditerranéens. Laisser mijoter 1 h 30 à 2 h, ajouter de l’eau bouillante au fur et à mesure si nécessaire.
  4. Retirer le talon de jambon et le bouquet garni et mixer les mogettes avec le jus à l’aide d’un robot mixeur plongeur.
  5. Incorporer la crème fraîche, réchauffer à feu doux, saler et poivrer selon le goût.
  6. Presser les 2 gousses d’ail et les mélanger avec le beurre en pommade.
  7. Faire griller les tranches de pain de campagne et les tartiner de beurre aillé. Poivrer et déposer sur chaque tranche une demi-tranche de jambon de pays.
  8. Déguster la crème de mogettes avec les tartines de jambon.

C’était un très, très bon dîner !

J’ai photographié une version « prout-prout ma chère » : petits verres pour apéritif dînatoire avec une lichette de jambon de pays. C’était dé…licieux…

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© Véronique Cardineau 2007, tous droits réservés

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18 novembre 2007

Gâteau aux poires d'une grand-mère inconnue

Si facile !

Cette recette m’a été communiquée par une copine de boulot, il y a très longtemps. Elle avait apporté au bureau des tranches de ce gâteau fabriqué par sa grand-mère. Il fondait dans la bouche, le dessus croustillait et pourtant il était une pure merveille de simplicité. Je n’ai absolument  rien modifié dans cette recette qui a une certaine originalité dans sa réalisation : on ajoute des œufs à mi-cuisson !

G_teau_aux_poires_2
Pour 4 à 6 personnes

  • 3 belles poires bien dodues
  • 10 cuil. à soupe bien remplies de farine
  • 1 paquet de levure
  • 6 cuil. à soupe de lait
  • 6 cuil. à soupe de sucre en poudre
  • 3 cuil. à soupe d’huile (huile d’olive pour moi)
  • 2 œufs entiers

À la mi-cuisson

  • 80 g de beurre fondu (beurre demi-sel pour moi)
  • 2 œufs entiers
  • 5 cuil. à soupe de sucre en poudre

Réalisation 10 min
Cuisson 25 min.

  1. Mélanger tous les ingrédients à l’aide d’un fouet et incorporer les poires pelées et coupées en morceaux.
  2. Beurrer une grande tôle - pour ma part un moule à tarte – et y verser l’appareil.
  3. Enfourner à 240° C (th. 8) pendant 12 min. Pendant ce temps, faire fondre le beurre et battre 2 œufs en omelette.
  4. Sortir le gâteau du four et verser dessus rapidement et dans l’ordre le beurre fondu, les œufs battus en omelette et bien  les répartir sur toute la surface du gâteau. Saupoudrer de 5 cuil. à soupe de sucre.
  5. Enfourner de nouveau pour 13 min.

G_teau_aux_poires_3

Ce gâteau sera délicieux en fin de repas, servi chaud avec une boule de glace vanille. Sinon tiède ou froid au goûter ou au petit-déjeuner.
Je fais souvent ce gâteau avec des pommes, mais les poires restent ma préférence.

© Véronique Cardineau 2007, tous droits réservés.

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17 novembre 2007

Banane Alpina

Simplissime !

Voici un dessert très régressif pour moi, car ma mère nous le préparait souvent dans mon enfance.  C’est très frais, la recette est très rapide à réaliser et peu chère. Cette gourmandise peut, aussi, être dégustée au petit-déjeuner ou au goûter.

Banane_alpina

Pour 1 ou 2 personnes

1 belle banane pas trop mûre
3 petits-suisses à 0%  ou 20% de MG
4 cuil. à café de gelée de groseille
1 sachet de sucre vanillé
1 cuil. à soupe de sucre en poudre

Préparation : 5 min

  • Couper la banane, avec la peau, en deux dans le sens de la longueur.
  • Ôter les moitiés de banane délicatement de la peau, en évitant de les casser.
  • Tartiner l’intérieur de chaque peau de 2 cuil. à café de gelée de groseille et déposer les moitiés de banane par-dessus.
  • Dans un bol, mélanger les petits-suisses avec le sucre.
  • Déposer ce fromage blanc sur la chair des bananes à l’aide d’une poche à douille.
  • Déguster.

Genèse de la recette
Alpina est le nom, pas vraiment original, de l’hôtel en Suisse dans lequel ma mère  goûta ce dessert dans les années 1950. Elle me certifie, qu’au départ, la recette était avec une chantilly mais, au fil des années, le petit-suisse s’est imposé, car  très frais et plus rapide à préparer. J’avoue que je préfère. Le mariage est parfait.



Photo:  Je suis loin d'être une photographe avertie et mes photos ne sont maleureusement pas aussi belles que celles de Christian Adam et des  habitants de la blogosphère. Je suis, par ailleurs, très mal équipée actuellement, autant en appareil photo numérique qu'en vaisselle et autres éléments de décoration.  J'espère qu'avec le temps, la pratique ... on verra !

© Véronique Cardineau 2007, tous droits réservés.

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Chaud-froid au chocolat

Trop bon !

Un fondant au chocolat avec un arrière-goût de brioche absolument délicieux. L’absence de la farine, remplacée par la panure de brioche, rend ce chaud-froid très léger.
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©Photo Christian Adam, stylisme Dominique Gustin


Pour 4 personnes

50 g de pain brioché (2 tranches)
2 œufs
50 g de sucre
50 g de beurre
100 g de chocolat noir

Préparation : 15 min
Réfrigération : 2 h
Cuisson : 10 min

  • Mixer le pain brioché pour obtenir une panure.
  • Faire fondre le chocolat avec 2 cuil. à soupe d’eau au bain-marie, puis ajouter le beurre.
  • Fouetter les jaunes d’œufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Incorporer le chocolat et le beurre fondu puis la panure de pain brioché.
  • Battre les blancs en neige et les mélanger délicatement à l’appareil.
  • Verser la pâte dans quatre ramequins  beurrés. Réserver au réfrigérateur pendant 2 h.
  • Préchauffer le four à 260° C (th. 8).
  • Enfourner pendant 10 min, pas une seconde de plus. L’extérieur doit être croustillant et l’intérieur fondant.
  • Déguster chaud ou tiède avec une boule de glace vanille, de la crème fouettée ou une crème anglaise  parfumée à la vanille et à l’orange.

Genèse de la recette
Au départ, une recette de fondant au chocolat trouvée dans un magazine dont je ne me souviens plus le nom. L’originalité de la recette était de réserver le fondant dans le frigo pendant deux heures avant cuisson. J’ai décidé de remplacer la farine par la panure de pain pour alléger la recette comme je le fais souvent aussi pour les sauces. J’ai ajusté les proportions  et réalisé le chaud-froid deux fois avant de trouver le temps de cuisson parfait. C’était, auparavant, bon mais trop cuit. Le résultat a, enfin, visiblement conquis mes testeurs puis, le photographe et la styliste qui se sont, paraît-il, régalés

© Véronique Cardineau 2007, tous droits réservés.

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16 novembre 2007

Ma tapenade

Rien à peser !
Au fil des années, j’ai mis au point cette recette de tapenade, qui me permet d’en faire à toute heure car j’ai toujours les ingrédients dans mon placard. C’est une recette de paresseuse, je l’avoue, mais absolument délicieuse et très pratique. Bien entendu, elle est encore bien meilleure quand je fais cette tapenade, dans les mêmes proportions, avec des olives, en vrac, achetées sur le marché. Je choisis les olives, mais je suis alors obligée de les dénoyauter. Mais j’avoue que là, cette tapenade décoiffe ! Elle sera, aussi, différente à chaque fois. En effet,  je joue avec l’assaisonnement des olives vertes que je varie en fonction de mon humeur du jour et je privilégie toujours des olives noires à la Grecque car elles sont bien meilleures que celles qui sont en saumure. Mais il faut toujours goûter avant de terminer la tapenade car, en fonction des olives, il faut parfois allonger les proportions d’huile d’olive.
Tapenade_2

Ingrédients

•    1 boîte d’olives noires en saumure, dénoyautées (entre 160 g et 180 g égouttées)
•    1 boîte d’olives vertes en saumure, dénoyautées (entre 160 g  et 180 g égouttées)
•    1 petit pot de câpres en saumure (60 g égouttées)
•    1 quinzaine de filets d’anchois à l’huile
•    1 ou 2 gousses d’ail selon le goût
•    1 cuil. à soupe d’alcool (whisky, gin, vodka)
•    2 pincées de 4-épices
•    1 cuil. à café d’herbes de Provence
•    Poivre du moulin
•    15 cl d’huile d’olive

Préparation 10 min

•    Égoutter les olives et les câpres dans une passoire puis les rincer sous l’eau courante.
•    Éplucher et dégermer la gousse d’ail, puis la presser avec un presse ail.
•    Déposer tous les ingrédients dans le bol du mixeur, donner 4 tours de moulin à poivre et mixer.
•    Dès que les ingrédients sont hachés très finement, verser petit à petit l’huile d’olive en filet de façon à monter la tapenade comme une mayonnaise. Goûter et ajuster l’huile d’olive selon le goût.
•    Verser la tapenade dans un récipient hermétique (ou 2 pots à confiture) et entreposer au réfrigérateur. Elle se garde jusqu'à 6 semaines sans problème.

La tapenade se bonifie le lendemain car tous ses parfums ont, alors, le temps de se mélanger et de s’exalter.

Genèse de la recette
Jusqu'à, il y a une dizaine d’années, je n’aimais pas la tapenade ! En effet, à chaque fois que j’en dégustais sur des toasts à l’apéritif chez des amis, je la trouvais forte et peu appétissante. Elle venait toujours de petits pots  de conserve vendus dans le commerce. Puis, un jour, je dîne chez un de mes amis, originaire d’Aix-en-Provence. Il nous sert à l’apéro des toasts tout chauds, tartinés d’une purée verte, c’était délicieux. C’était une tapenade d’olives vertes - il n’avait que des vertes dans son placard-  fabriqué par ses soins selon la recette de Frédéric Mistral, le célèbre conteur provençal. Mon ami me donne la recette sur une feuille de papier et je la réalise une fois avec, selon ses conseils, un mélange d’olives vertes et noires. Un délice ! mais voilà, j’ai perdu la feuille de papier. Aussi j’ai essayé de retrouver la recette. Je me souvenais de la plupart des ingrédients dont la fameuse « gnole » qui est indispensable pour valoriser les différents goûts. Je n’avais à l’époque  pas d’Internet, donc, à tâtons, je me suis réinventé des proportions et j’ai ajouté ma petite touche personnelle !

Qu’est-ce que je fais avec la tapenade ?
1-    Des petits toasts pour l’apéro, bien entendu, avec un pain grillé, servi chaud. Mes préférés sont le pain de campagne au levain, sinon un pain de mie aux 7-céréales.
2-    L’assaisonnement d’une salade de tomates ou de pommes de terre (huile d’olive et vinaigre balsamique pour les tomates), je remplace la moutarde par 2 cuil. à soupe de tapenade.
3-    Des cubes de polenta, tartinés de tapenade avec dessus un petit morceau de tomate séchée, pour des croque en bouche.
4-    Des tuiles pour accompagner une salade, une soupe veloutée, une entrée, ou tout simplement en amuse-gueule.
5-    J’incorpore un peu de tapenade dans une purée de pommes de terre qui accompagne parfaitement un pavé de thon poêlé ou tout simplement une bonne entrecôte.
6-    Je mélange une ou deux  cuillères de tapenade à des spaghettis à l’ail. Avec le parmesan, ça déménage !
7-    Je tapisse  de tapenade un fond de tartelette aux légumes.
8-    J’incorpore un peu de tapenade à la pâte brisée d’une tarte au thon et pipérade.

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Tarte fine aux légumes, mousse au chèvre et coulis de basilic

Le plein de vitamines !

Voici une recette issue de mon livre Du pain dans toutes mes recettes, inspiré par mes grands-mères et ma mère qui sont d’une génération ou l’on ne jetait pas le pain. Elles l’utilisaient toujours pour faire des croûtons, de la chapelure, des farces, des sauces ou des gâteaux.

Bien entendu cette tarte se fait avec les légumes de saison aussi vous pouvez remplacer les brocolis par du chou-fleur, les haricots verts par des pois gourmands,  les asperges par des champignons de Paris, les oignons par des tiges de ciboule, vous pouvez ajouter des bâtonnets de carottes, du poivron rouge, bref a chacun ses créations. Il suffit, uniquement de faire cuire préalablement à la vapeur  ou à l’eau et al dente, les légumes qui demandent une longue cuisson.

                                                                                     Pour 4 personnes
tarte_fine_
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•    1 courgette
•    150 g de haricots verts
•    150 g de brocolis
•    12 fines asperges vertes
•    8 petits oignons nouveaux
•    2 morceaux de tomates séchées (facultatif)
•    3 cuil. à soupe d’huile d’olive
•    4 pincées de paprika pour la décoration (facultatif)
•    Sel et poivre du moulin

Pour les fonds de tarte
•    4 tranches de pain de mie aux 7-céréales
•    4 cuillères à soupe de tapenade

Pour le coulis de basilic
•    1 vingtaine de feuilles de basilic
•    3 cuil. à soupe d’eau
•    1 cuil. à soupe d’huile d’olive

Pour la mousse de chèvre
•    4 cuil. à soupe de crème fraîche liquide à 12%
•    1 petit fromage de chèvre frais
•    4 cuil. à soupe de ciboulette ciselée





© Photo Christian Adam, stylisme Dominique Gustin

Préparation : 40 min
Cuisson : 15 min

•    Laver et peler la courgette en laissant une bande de peau sur deux et la couper en fines rondelles. Laver et équeuter les haricots verts, rincer les brocolis et séparer les fleurettes, laver et éplucher les asperges, éplucher les oignons et les couper en 4.
•    Faire cuire à la vapeur, al dente, les haricots verts, les brocolis et les asperges, réserver.
•    Faire sauter les oignons et les courgettes, si possible dans un wok ou à défaut dans une poêle antiadhésive avec 1 cuil. à soupe d’huile d’olive pendant 5 min, réserver.
•    Préchauffer le four à 180° C (th.6).
•    Mixer la crème fraîche et le fromage de chèvre poivré jusqu’à l’obtention d’une mousse puis mélanger avec la ciboulette ciselée. Réserver.
•    Mixer les feuilles de basilic avec 3 cuil. à soupe d’eau et 1 cuil. à soupe d’huile d’olive, réserver.
•    Aplatir et agrandir les tranches de pain de mie à l’aide d’un rouleau à pâtisserie puis découper un cercle à l’aide d’un emporte-pièce ou d’un bol. Poser les cercles de pain de mie sur la grille du four et faire dorer à four moyen 180° C (th. 6) pendant  7 à 10 min.
•    Tartiner les fond de tarte avec la tapenade puis les déposer sur 4 assiettes individuelles.
•    Faire sauter tous les légumes ensemble, légèrement al dente, dans le wok avec 2 cuil. à soupe d’huile d’olive, saler et poivrer. 
•    Disposer les légumes sur les fonds de tartes. Arroser la tarte et l’assiette avec  1 cuil. à soupe de coulis de basilic et poser sur le dessus des tartes 1ou 2 cuil. à soupe de mousse de fromage. Décorer les assiettes avec les tomates hachées et le paprika.

Pour gagner du temps
Je prépare souvent cette tarte avec un mélange de légumes tout prêts, vendus dans des barquettes « spécial wok » dans les grandes surfaces ou les bols de légumes vapeurs dans les rayons de surgelés. Quant au coulis, il est parfois difficile de trouver du basilic l’hiver aussi je me rabats sur les pots de purée de basilic, vendus au rayon frais des primeurs dans les supermarchés. Il suffit alors de délayer cette purée avec un peu d’eau et d’huile d’olive

Une variation autour de la tarte fine aux légumes
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J’ai utilisé un bol vapeur, par personne, d’un mélange de légumes méditerranéens du rayon surgelé d’une grande surface. Après cuisson, ils ont été salés, poivrés puis poêlés très rapidement dans une poêle antiadhésive avec une cuillère à café d’huile d’olive. J’ai  mélangé le fromage de chèvre avec un peu de basilic. J’ai aussi ajouté sur la tarte des petites lichettes de jambon San Daniele coupé dans un talon que j’avais  en réserve. Quant à la tapenade, j’en ai toujours un pot fabriqué « maison » dans le réfrigérateur. Le paprika fait office de décoration. Le tout  m’a pris 15 minutes !



Genèse de la recette
J’ai dégusté une tarte un peu semblable dans un restaurant à Paris, il y a quelques années. J’ai trouvé l’idée excellente, c’était bon, mais j’avais mes petites idées bien à moi ! Le fond de tarte était une pâte feuilletée, la tapenade était sans goût, je préfère la mienne ! Quant aux légumes, ils étaient trop croquants pour moi et la crème au chèvre était plutôt une chantilly toute simple vaguement aromatisée au chèvre. Donc j’ai transformé cette tarte : le pain aux 7-céréales est plus léger que la pâte et se marie très bien avec les légumes, j’ai choisi ceux-ci en fonction de mes goûts et ils sont al dente comme il faut. La mousse de chèvre a enfin du caractère. Le reste est un habillage qui peut être changé en fonction du placard.

© Véronique Cardineau 2007, tous droits réservés



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