Avec les doigts !

Dimanche dernier, sur le marché, mon poissonnier préféré avait des petites crevettes crues. Bon, elles n’étaient plus vivantes mais tout de même pêchées la veille. Et alors ?  C’est parfait pour l’apéro du dimanche. Bien sûr, certains diront qu’elles ne gigotent plus dans les bacs, mais après une nuit passée en camion frigorifique que peut-on leur demander de plus. À moins d’être sur place, c’est-à-dire au port, au retour des pêcheurs, elles sautent en effet dans toutes les directions, elles sont meilleures aussi, je vous l’accorde. Mais à Paris, on doit se contenter de la pêche de la veille et déjà on est super contente, car c’est assez rare d’en trouver. Quant aux copains, eux, ils vont se régaler. Un bon prétexte pour un apéro impromptu.

tapas_crevettes

Pour 4 personnes

200 g de crevettes crues
2 cuil. à soupe de farine
4 cuil. à soupe d’huile d’olive
2 belles pincées de piment d’Espelette en poudre (à défaut paprika fort ou piment de Cayenne)
5 cl de whisky
Fleur de sel de Guérande

















Préparation : 5 min
Cuisson : 3 min

  1. Déposer les crevettes dans une passoire, les rincer sous l’eau courante et les sécher avec du papier absorbant.
  2. Mettre les crevettes dans une boîte en plastique avec la farine, fermer et secouer pour qu’elles s’enrobent légèrement de farine (en fait, j’utilise souvent un sac en plastique que je jette après, donc pas de vaisselle à faire).
  3. Faire chauffer l’huile avec le piment d’Espelette dans la poêle ou mieux dans un wok (on diminue de  moitié l’huile). Jeter les crevettes dans l’huile chaude, dès qu’elles sont bien roses, les arroser de whisky et faire flamber. Égoutter les crevettes et les servir de suite dans des petites assiettes en salant généreusement.

Croquez dans les crevettes, on mange tout sauf la tête, et encore pour certains quand les crevettes sont toutes petites, ils avalent tout, tête comprise. À chaque fois c’est une razzia, Attila n’a pas le temps de passer, il  n’en reste plus au bout de quelques minutes.
Pensez à poser des petites serviettes en papier à côté des assiettes.

Genèse de la recette
Ma grand-mère à l’île d’Oléron avait l’habitude de préparer les crevettes sautées dans une poêle. À l’époque, c’était particulièrement facile d’aller voir les pêcheurs sur le port pour leur acheter crevettes  sauteuses et céteaux frétillants. Une de mes tantes, confite dans l’alcool, y ajoutait une rasade de whisky, qui, j’avoue, donne un petit goût délicieux. Quant au piment d’Espelette, il est arrivé, il y a une vingtaine d’années avec ma mère, qui avec ses origines basques (un quart, quand même) en met partout !




© Véronique Cardineau 2007, tous droits réservés.